S’il suffit de fermer les yeux
et voir les stries de la montagne
pourquoi ne pas la décrocher,
se laisser prendre au vertige ?
tout est aride
pas d’herbe sur les pierres
on cherche l’ombre du jujubier
on s’y pique sur les bords
l’air est chaud
on allonge la fraîcheur au ras du sol
le tapis est tissé par le soleil
le vent s’insinue ici
s’il suffit de lever les yeux
pour parler aux étoiles
pourquoi ne pas les étirer
jusqu’à laisser le désert
entendre le silence ?
(Cécile Guivarch)

Ghérasim Luca Théatre de la bouche
Marina Tsvetaïeva, poète de tous les exils
Ecritures poétiques autour d'Antoine Emaz
Le tango, évolution poétique ?
00037430 - Textes, photos et images mentionnés de Cécile Guivarch - tous droits réservés