Erri de Luca, Oeuvre sur l'eau

Publié le par Cécile Guivarch

Ne joue pas avec l’eau,  

ne l’enferme pas, ne la freine pas, c’est elle qui joue   

dans les gouttières, turbines, ponts, rizières, moulins et bassins de salines.   

C’est l’alliée du ciel et du sous-sol,   

elle a des catapultes, des machines d’asaut, elle a la patience et le temps :   

tu passeras toi aussi, espèce de vice-roi du monde,   

bipède sans ailes, épouvanté à mort par la mort

Jusqu'à la hâter

 Erri de Luca,Oeuvre sur l'eau, traduit de l'italien par Danièle Valin, Seghers 2002, p.42 

 

 

Non giocare con l’acqua,   

non chiuderla, frenarla, è lei che scherza   

dentro grondaie, turbine, ponti, risaie, mulini e vasche di saline.  

E alleata col cielo e il sottosuolo,   

ha catapulte, macchine d’assedio, ha la pazienza e il tempo :   

passerai pure tu, specie di viceré del mondo,  

bipede senza ali, spaventato a morte dalla morte

fino a metterle fretta 

Publié dans Coups de coeur

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PHILIPPE BRAY 13/04/2007 15:20

Monsieur le Préfet, Ma compagne Isabelle RAMEAUX avec qui je vis depuis treize ans et qui consulte depuis cinq années divers psychiatres pour avoir développé une forme assez grave de schizophrénie - exigeant des soins contraignants et une attention permanente (les rechutes étant imprévisibles et irrégulières)- s’est mise en danger tant socialement que sur le plan médical sans que j’aie pu, jusque là, intervenir par mes propres moyens. Il y a trois mois des circonstances défavorables inhérentes à sa maladie l’ont poussée à quitter un environnement sain au Mans où elle habitait, pour mener une existence instable, sans but et parfaitement impropre à sa situation mentale en compagnie d’un dénommé Philippe BRAY (chez qui elle loge au 8, rue Auguste Renoir à Chatou). Victime d’un nouveau délire schizophrénique il y a trois mois, Isabelle RAMEAUX est donc partie loger chez cette personne en qui elle a cru voir une sorte de « messie poétique » ou de « révélation onirique » selon ses propres aveux… Les autres termes incohérents, délirants avec lesquels elle a décrit son émoi et justifié son départ du Mans relèvent du pur égarement mental. J’attire votre attention sur le fait que cet individu chez qui elle loge a un passé douteux et des moeurs inquiétantes. Toxicomane, inadapté social, violent, porté sur l’alcool, en permanente situation d’échec professionnel et aux ressources minimales, mais surtout visiblement perturbé psychologiquement et mentalement, l’influence délétère qu’il exerce sur l’esprit fragile et troublé d’Isabelle RAMEAUX peut faire craindre le pire quant à la dégradation de sa santé mentale et de sa situation sociale. Une non-intervention en ce cas précis relèverait, à mon sens, de non-assistance à personne en péril. Après trois mois passés chez Philippe BRAY, ma compagne m’était revenue le 2 août. En allant chercher le reste de ses affaires laissées chez son logeur le vendredi 12 août, j’ai été agressé par ce dernier (strangulation et coups de poing au visage - agression que j’ai fait constater légalement dès le lendemain à l’hôpital du Mans). Dans le même temps il a ordonné à ma compagne, manifestement désorientée, sans volonté, abusée psychologiquement, littéralement manipulée, de demeurer à nouveau avec lui. Ce qu’elle a fait sous l’emprise de la peur ou d’un nouveau délire, son jugement étant ce jour-là particulièrement altéré. Isabelle RAMEAUX bénéficie d’une pension d’invalidité de niveau II (elle perçoit 450 euros mensuels environ pour invalidité). Il n’est pas infondé dans ces circonstances de suspecter un détournement partiel ou total de sa pension au bénéfice de la personne qui la loge. Il y a peu de temps Isabelle RAMEAUX, consciente de son incapacité à gérer son argent (étant sujette à des pulsions d’achats, incontrôlées) avait émis le souhait d’être mise sous ma tutelle. La chose ne s’est pas faite cependant pour des raisons, paradoxalement, liées à sa maladie (la complexité des démarches à effectuer l’ayant très vite découragée). Légalement nous sommes liés par le concubinage elle et moi. Je n’ai par conséquent pas le pouvoir de la faire soustraire à la dépendance nuisible du dénommé Philippe BRAY. En dernier recours je vous demande s’il est possible de faire intervenir une assistante sociale ou un représentant des services sanitaires pouvant exercer quelque autorité sur Isabelle RAMEAUX afin de lui faire prendre une voie salutaire ? Sa liberté étant partiellement aliénée du fait de sa maladie, on ne peut raisonnablement estimer que cette personne fait par elle-même les meilleurs choix en ce qui concerne sa santé. Je vous rappelle qu’Isabelle RAMEAUX est une personnalité fragile, influençable, instable, ce qu’elle reconnaît d’ailleurs sans problème dans ses rares accès de lucidité. ======= Monsieur le Préfet, Je vous avais envoyé un courrier le mercredi 17 août 2005 concernant le cas de ma compagne Isabelle RAMEAUX en proie à ses délires psychiatriques et qui était à l’époque sous l’emprise nocive de monsieur Philippe BRAY domicilié au 8, rue Auguste Renoir à Chatou. Cet individu suspect, socialement instable, aux moeurs douteuses et au passé trouble qui avec un opportunisme manifeste avait proposé à ma compagne (alors fortement fragilisée par sa confusion mentale) de la loger à son domicile avait exercé sur cette dernière son influence délétère au point que la Préfecture, prévenue par mes soins, était intervenue en ma faveur. A la suite de cette affaire un psychiatre mandaté par la Préfecture des Yvelines avait eu un entretien officiel avec ma compagne Isabelle RAMEAUX qui s’est conclu par un avertissement formel de ne plus reprendre contact avec cet hôte peu scrupuleux. Je précise que le 12 août 2005 alors que ma compagne et moi venions chercher le reste de ses affaires laissées chez cette personne dont elle était finalement parvenue à se libérer (profitant de son absence, elle était partie de chez lui avec le minimum de bagages), j’ai été physiquement agressé par cet individu dans des circonstances aggravantes. La police de Chatou était intervenue et m’avait fortement conseillé de porter plainte. Dans le souci de protéger ma compagne qui dans le même temps, témoin direct de cette agression qui l’a choquée, traumatisée, venait de retomber sous l’influence nuisible de Philippe BRAY, j’ai refusé de porter plainte afin de ne pas envenimer la situation, l’agresseur s’étant montré particulièrement dangereux, très violent, imprévisible lors de cette sauvage atteinte physique (que subjectivement j’ai pris de bonne foi pour une réelle tentative de meurtre sur ma personne). Après réflexion, j’avais fait faire un constat médico-légal le lendemain de cette agression. Isabelle RAMEAUX, fragilisée de plus belle par ces événements regrettables et toujours aliénée par sa maladie mentale (de toute évidence aggravée au contact de cette personne auprès de qui elle venait déjà de passer plus de deux mois), est demeurée encore trois semaines chez cet individu avant de pouvoir s’affranchir définitivement de son influence (dans les mêmes circonstances que la première fois : en profitant d’une brève absence de son logeur). Isabelle RAMEAUX est donc revenue au Mans en septembre après avoir subi cette subtile séquestration psychologique de trois mois sous le toit de Monsieur Philippe BRAY. Depuis son retour au Mans ma compagne a heureusement pu reprendre contact avec sa psychiatre, le Docteur Claudine LIGNE, qui la suit très régulièrement depuis maintenant quatre ans. Ceci pour résumer les faits et mieux vous expliquer ce qui suit. Egalement pour vous convaincre du caractère impérieux de ma démarche, de la recevabilité de cette affaire dont les conséquences, pénibles pour moi-même et ma compagne Isabelle RAMEAUX, se font toujours sentir à l’heure actuelle. Dans le précédent courrier que je vous ai envoyé le 17 août 2005, et j’en viens à l’objet de ma lettre, j’avais émis de manière très claire et très valable mes soupçons quant aux éventuels desseins de monsieur Philippe BRAY de retenir ainsi Isabelle RAMEAUX auprès de lui, alors qu’il savait pertinemment qu’elle était astreinte à un traitement médical lourd dû à sa pathologie psychiatrique. Je vous recopie l’extrait de la lettre en question où je faisais part de mes inquiétudes : Isabelle RAMEAUX bénéficie d’une pension d’invalidité de niveau II (elle perçoit 450 euros mensuels environ pour invalidité). Il n’est pas infondé dans ces circonstances de suspecter un détournement partiel ou total de sa pension au bénéfice de la personne qui la loge. Il y a peu de temps Isabelle RAMEAUX, consciente de son incapacité à gérer son argent (étant sujette à des pulsions d’achats, incontrôlées) avait émis le souhait d’être mise sous ma tutelle. La chose ne s’est pas faite cependant pour des raisons, paradoxalement, liées à sa maladie (la complexité des démarches à effectuer l’ayant très vite découragée). A l’époque aucune allusion n’avait été faite à ma remarque de la part de la Préfecture ou de la Mairie de Chatou à qui j’avais également adressé ce courrier. Aucune enquête ni vérification n’avait été faites à ce sujet. Or il s’est avéré que mes soupçons étaient fondés. Des détournements d’argent ont bien été effectués au profit de Philippe BRAY, et ce dans des proportions qui ne laissent aucun doute sur l’indélicatesse, voire la franche malhonnêteté de cette personne. Il est indéniable que l’abus de faiblesse a eu lieu au cours de ces trois mois de rétention de ma compagne chez Philippe BRAY. La séquestration était subtile, insidieuse. Pour vous donner quelques exemples, ma compagne ne pouvait accéder librement à son ordinateur connecté à Internet. En effet, Philippe BRAY avait installé un code d’accès dont lui seul avait l’usage, et ce afin qu’Isabelle RAMEAUX ne se connecte jamais en son absence, de crainte qu’elle ait des contacts avec l’extérieur. Il lui interdisait également tout contact avec les membres de sa famille. Il y avait aussi des incitations régulières à la consommation d’alcool, alors qu’avec les neuroleptiques et antidépresseurs puissants qu’elle prenait (et qu’elle prend toujours, dans les mêmes proportions), TOUTE ABSORPTION D’ALCOOL EST FORMELLEMENT DECONSEILLEE. Pendant ces trois mois où ma compagne a été sous l’oppression de cette personne, loin de l’environnement sain qu’elle avait quitté et ayant par conséquent perdu tout repère, à son retour définitif au Mans en septembre j’ai pu constater au quotidien les tristes conséquences de son errance psychiatrique à Chatou. Au cours de ces trois mois passés chez son logeur à Chatou, en plus de ses propres dépenses pathologiques liées à sa maladie mentale et effectuées par carte bleue, plusieurs chèques d’un montant total d’environ 500 euros (voire plus) ont été signés par ma compagne Isabelle RAMEAUX au bénéfice de Philippe BRAY, sommes multiples correspondant aux loyers que ce dernier avait accepté de recevoir ou bien qu’il avait réclamé (sur ce point précis et par souci d’impartialité, de loyauté, je précise qu’Isabelle RAMEAUX ne se souvient plus si c’est elle qui avait proposé d’emblée de partager les frais du loyer ou si c’est Philippe BRAY qui avait fait allusion à cette contribution financière, toujours est-il que les chèques ont été émis, la preuve matérielle pouvant aisément être établie auprès de la banque du bénéficiaire de ces chèques.) Une circonstance aggravante sur ce point : lors de la signature de ces chèques Isabelle RAMEAUX était déjà en situation bancaire délicate. Pour faire simple et bref je vous rappelle à ce propos l’extrait de ma précédente lettre du 17 août 2005 déjà cité plus haut : Il y a peu de temps Isabelle RAMEAUX, consciente de son incapacité à gérer son argent (étant sujette à des pulsions d’achats, incontrôlées) avait émis le souhait d’être mise sous ma tutelle. La chose ne s’est pas faite cependant pour des raisons, paradoxalement, liées à sa maladie (la complexité des démarches à effectuer l’ayant très vite découragée). Peu de temps après son retour au Mans en septembre, conséquemment aux émissions intempestifs et irresponsables de ces divers chèques au bénéfice de Philippe BRAY et de ses achats frénétiques par carte bleue, Isabelle RAMEAUX s’est vue interdite d’usage de sa carte bancaire pour ne pas avoir su gérer son compte. Son déficit, en effet, s’élevait à 1500 euros. De ce fait durant plus de deux mois elle n’a plus eu de ressources, la pension d’invalidité qu’elle recevait mensuellement servant directement à renflouer son compte bancaire. De plus sa banque a réclamé 100 euros de frais pour « utilisation abusive de la carte bleue », ce qui fut loin d’arranger sa situation financière. Je demande l’aide de la Préfecture qui dans un premier temps était déjà intervenue pour m’aider à soustraire ma compagne de l’influence de son oppresseur qui aujourd’hui s’est révélé être également son spoliateur. Dans le prolongement de cette affaire, je me permets de faire appel à vos compétences légales pour intervenir auprès de Philippe BRAY afin de lui signifier ses responsabilités pénales dans cette affaire où il a joué un rôle de premier ordre. Pour ma part, avant de vous avertir des faits, j’ai déjà fait plusieurs démarches courtoises auprès de Philippe BRAY pour lui demander un règlement à l’amiable de cette affaire sous forme de remboursement pur et simple des chèques encaissés, lui faisant bien prendre conscience qu’il y a eu de sa part un réel abus de faiblesse à l’encontre de Isabelle RAMEAUX. Il n’a pas daigné me répondre. Pendant plus de deux mois ma compagne a été sans ressource, tandis que son logeur avait bénéficié des largesses de sa victime, ce qu’il n’ignorait pas puisque je lui ai clairement signifié le fait. Estimant que Philippe BRAY a une grande part de responsabilité dans cette histoire, les faits reprochés étant établis, indiscutables, vérifiables, je demande à ce que ma requête soit reçue avec la plus grande attention. Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à ma parfaite considération.