Mercredi 21 septembre 2005

Ce soir, j'inaugure mon nouveau site Terre à ciel

 

Avec des poèmes de mes affinités, mes brindilles mais aussi, des écrits-mages et surtout des extraits d’auteurs contemporains avec fiches d’auteur (la rubrique va s’alimenter au fur et à mesure), des semailles (avec liens vers les articles parus sur Francopolis et même un espace dédié à la lettre annonce de Francopolis – à venir les news de la micronésie aussi), une bibliothèque de liens qui va encore s’agrandir…

 

et bientôt, ce que j’appellerai « la grange des poètes » avec de tout et de rien, des notes de lecture en vrac, les miennes, les vôtres aussi sont bienvenues…

Voilà, un espace que je veux un lieu de découverte, un lieu d’information sur la poésie, pour qu’elle soit diffusée le plus possible.

On peut déjà y lire des poèmes d'Antoine Emaz, Albane Gellé, Emeric de Monteynard, Ludovic Degroote, James Sacré, Tomas Tranströmer, Hervé Martin....

et puis mes affinités poètes du web Ali Iken, Corinne Cornec, Teri Alves, Gertrude Millaire, Hélène Soris, Yves Heurté, Léah, Ludovic Kaspar, Gilles Bizien, Orlando Jotape Rodriguez, Liette la Clochelune, Didjeko et d'autres à venir...

 

N'hésitez pas à m'envoyer vos propositions de découverte.

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Infos littéraires
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Vendredi 29 juillet 2005

Chers amis,

je retourne à mon premier blog dont les fonctionalités me plaisaient davantage que sur celui-ci. Dans quelques semaines je supprimerai celui ci.

Voici le chamin de mon premier évier : http://l-evieramots.hautetfort.com/

A bientôt

Cécile

 

 

 

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Brèves
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Lundi 25 juillet 2005

Sur Poésies choisies, je découvre Su-Yong Kim de Corée 

LA CASCADE  

 

De la falaise verticale tombe sans peur l’eau
Flots d’
eau sans mesure ni règle
Sans idée de l’endroit où ils tombent
Sans conscience des saisons ni des jours ou des
nuits
Sans cesse comme généreuse pensée tombent

Quand vient la
nuit qui engloutit les soucis et les maisonnées
L’
eau tombe en faisant un bruit vertical
 
Le bruit vertical est un bruit
Le bruit vertical appelle...

 L’HERBE


L’herbe s’incline
Effleurée par le
vent d’Est chargé de pluie
L’herbe s’incline
Et pleure enfin
Par ce
temps couvert elle pleure encore
Et s’incline à nouveau

L’herbe s’incline
Plus
vite que le vent elle s’incline
Plus
vite que le vent elle pleure
Plus tôt que le
vent elle se redresse
 
Le ciel est couvert et l’herbe s’incline
Jusqu’aux chevilles...

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Coups de coeur
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Dimanche 24 juillet 2005

(Cécile Guivarch)

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Ecrit mage
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Dimanche 24 juillet 2005
VRAISEMBLANCE

Le semeur d’orages m’a légué la pluie, les tourmentes et le ciel
Qui s’éteint dans le doute. Il ne coule plus dans mes veines
Que du sable blanc. Les ombres inspirent l’effroi en mon cœur
A l’horizon où soufflent mes critères, c’est un soleil désespéré
Qui me tend la main, m’offre au jour comme une aube perdue
L’homme est dans le monde absurde le vent qui chasse les nuages
Et le poète incantera pour les enfants pauvres qui naissent,
Les chants de nos cœurs bafoués mais espérants.

Kama Kamanda dans L’exil des songes, éditions L’Harmattan, page 25

Kama Kamanda est né à Luebo au Zaïre. Il est l’auteur de La nuit des Griots, Grand Prix littéraire de l’Afrique noire et de plusieurs recueils de poèmes, notamment Chants de brumes, couronné par le Prix Paul verlaine 1987, et La Somme du Néant, Prix Louise Labé 1990.

Liens

http://www.congonline.com/Culture/Litterature/KamaKaman.htm
Par Cécile Guivarch - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 21 juillet 2005

Le n° 2 de La revue Mot à maux est sorti. http://motamaux.hautetfort.com/

Au sommaire : Sont au sommaire de ce mois de juillet : Evelyne André-Guidici, Marie-Anne Schoenfeld, Xavier Jardin, Olivier Bastide, Gaétan Loubignac, Mireille Disdero, Cécile Guivarch, Alain Serge Dzotap, Nath ali e Cousin, Marie Mazas, Philippe Bray , Xavier Gélard, Jean Coulombe, Christine Douville, Teri Alves , Gabriel Arnaud, Daniel Brochard, Emmanuel Berland   

Vous pouvez la commander en envoyant un chèque de 4€ à :   

Daniel Brochard   

3 allée Cuvier   

79200 Châtillon / Thouet 

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Infos littéraires
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Mercredi 20 juillet 2005

AU CLAIR DE LUNE 

 

Une armée de vermine, de souris et de rats

Se déchaîne sur le plancher luisant de lune.

Le vent crie comme en rêve et geint.

A la fenêtre tremble l'ombre de petites feuilles. 

 

Ca et là des oiseaux dans les branches gazouillent

Et des araignées rampent sur les murs nus.

Dans des corridors vides frissonnent des taches blêmes.

Habite en la maison un étrange silence. 

 

Dans la cour on dirait que des lumières glissent

Sur du bois pourri, un bric-à-brac vétuste.

Puis une étoile allume la noirceur d'une mare.

des silhouettes de jadis se dressent encore là. 

 

On voit encore les contours d'autres choses

Une inscription pâlie sur des enseignes vermoulues,

Peut-être les couleurs, aussi, d'images gaies :

Anges chantant devant le trône de Marie. 

 

 

Trakl dans poèmes I, éditions Flammarion, page 149

 

 

En français sur le site de chantiers.org :
http://www.chantiers.org/trakl.htm
Une belle floraison de poèmes de Trakl en français :
http://www.tyriel.com/poesies/trakl/trakl_index.htm

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Coups de coeur
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Mercredi 20 juillet 2005

S’il suffit de fermer les yeux
et voir les stries de la montagne
pourquoi ne pas la décrocher,
se laisser prendre au vertige ?

tout est aride
pas d’herbe sur les pierres
on cherche l’ombre du jujubier
on s’y pique sur les bords

l’air est chaud
on allonge la fraîcheur au ras du sol
le tapis est tissé par le soleil
le vent s’insinue ici

s’il suffit de lever les yeux
pour parler aux étoiles
pourquoi ne pas les étirer
jusqu’à laisser le désert
entendre le silence ?

(Cécile Guivarch)


 

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Brins de poesie
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Dimanche 19 juin 2005

Comme se dire à quoi 

tient l'extrémité du ciel

dans l'intervalle le vide

pas de volume le suspens

entre nous

c'est le fond que tu fixes

   

(Cécile Guivarch)

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Brins de poesie
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Vendredi 17 juin 2005

Ne joue pas avec l’eau,  

ne l’enferme pas, ne la freine pas, c’est elle qui joue   

dans les gouttières, turbines, ponts, rizières, moulins et bassins de salines.   

C’est l’alliée du ciel et du sous-sol,   

elle a des catapultes, des machines d’asaut, elle a la patience et le temps :   

tu passeras toi aussi, espèce de vice-roi du monde,   

bipède sans ailes, épouvanté à mort par la mort

Jusqu'à la hâter

 Erri de Luca,Oeuvre sur l'eau, traduit de l'italien par Danièle Valin, Seghers 2002, p.42 

 

 

Non giocare con l’acqua,   

non chiuderla, frenarla, è lei che scherza   

dentro grondaie, turbine, ponti, risaie, mulini e vasche di saline.  

E alleata col cielo e il sottosuolo,   

ha catapulte, macchine d’assedio, ha la pazienza e il tempo :   

passerai pure tu, specie di viceré del mondo,  

bipede senza ali, spaventato a morte dalla morte

fino a metterle fretta 

Par Cécile Guivarch - Publié dans : Coups de coeur
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Une brindille...

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